Aryna Sabalenka s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de l’US Open en battant Kamilla Rakhimova 6-3, 6-4, un résultat confirmé à la fois par la WTA, le site officiel de l’US Open/USTA, Reuters repris par WHBL et la fiche de match relayée par Tennis.com. Selon la WTA, cette victoire porte à 16 sa série de succès consécutifs à New York.
Sur les faits les mieux recoupés, le tableau est clair : Sabalenka a traversé le match sans concéder la moindre balle de break, avec une forte efficacité derrière sa première balle selon Reuters et Tennis.com. La lecture d’une domination globale est donc solidement étayée, au moins sur ses jeux de service.
Mais le dossier ne conduit pas tous les médias à raconter la même chose sur l’ampleur réelle de cette domination. La WTA privilégie une lecture institutionnelle et historique : série à New York, régularité en Grand Chelem, enjeu de fin de saison pour la place de n°1. Ce cadrage insiste davantage sur la continuité du parcours que sur les aspérités du match lui-même.
Le site officiel de l’US Open ajoute un élément utile pour juger l’adversité rencontrée. Selon l’USTA, Sabalenka n’avait pas été véritablement testée lors de ses deux premiers tours, avec seulement huit jeux perdus. Dans cette logique, Rakhimova représentait un premier cran supérieur, même si elle n’était que 92e mondiale d’après cette même source. L’USTA souligne aussi qu’elle arrivait lancée par une victoire contre la tête de série n°27 Barbora Krejcikova et rappelle qu’elle avait déjà posé des problèmes à Sabalenka à Washington en 2024.
Autrement dit, le dossier ne valide pas l’idée d’une opposition prestigieuse, mais il ne confirme pas non plus celle d’un troisième tour vide de danger. Le classement de Rakhimova plaide pour une adversité théoriquement abordable ; son succès contre Krejcikova et ses précédents face à Sabalenka, mentionnés par l’USTA et Tennis.com, invitent à nuancer la lecture d’une simple formalité.
Reuters, repris par WHBL, met précisément l’accent sur cette nuance. La dépêche décrit un départ autoritaire de Sabalenka dans la chaleur, puis une seconde manche plus disputée, où Rakhimova a sauvé quatre balles de break et rendu plusieurs jeux de service plus compliqués. Dans cette version, la n°1 mondiale reste la patronne du match, mais elle doit aller chercher le break décisif au lieu d’écraser la fin de rencontre.
Les chiffres de Tennis.com vont dans un sens proche. La fiche signale 71 % de premières balles, 79 % de points gagnés derrière cette première balle, aucune balle de break à sauver, mais seulement une conversion sur six occasions en retour. Cela renforce l’idée d’une supériorité nette, sans pour autant dessiner une avalanche permanente sur les jeux adverses.
Un point appelle toutefois à la prudence : le nombre d’aces diverge selon les sources du dossier. Reuters en compte 10, alors que Tennis.com en affiche 7. Cette contradiction n’altère pas la lecture générale d’un match très bien tenu au service, mais elle interdit d’ériger ce détail en certitude sans feuille statistique officielle supplémentaire.
Le Guardian propose encore une autre focale. Son article part d’une interruption brève liée à une odeur de cannabis dans les tribunes, incident périphérique au match, puis l’élargit à une appréciation sur l’état de forme de Sabalenka. Selon ce journal, la Biélorusse est dans une phase de reconstruction et Rakhimova constituait un test plus délicat que ne l’indique le score. C’est une interprétation éditoriale, pas un fait établi par les sources institutionnelles du tournoi.
Au total, les documents disponibles permettent d’avancer une conclusion prudente. Oui, Sabalenka continue d’imposer à New York une régularité impressionnante, et son service a de nouveau donné une base très solide à sa victoire. Mais non, le score seul ne suffit pas à conclure à une montée en puissance irrésistible : l’adversité jusque-là n’apparaît pas immense, et ce troisième tour contient assez de résistance pour alimenter une lecture plus mesurée avant la deuxième semaine.
La vraie question pour la suite n’est donc pas seulement de savoir si Sabalenka gagne, mais ce que ces victoires disent de son niveau actuel. Les sources primaires montrent une joueuse en contrôle ; Reuters et le Guardian signalent, chacun à leur manière, qu’il reste des zones à observer avant de parler de domination totale du tableau.

