La préfecture de région Centre-Val de Loire a publié une mise à jour de la dotation de soutien à l’investissement public local (DSIL) pour 2026, avec un état des engagements au 31 juillet. D’après cette source primaire, 5 437 757 euros étaient engagés à cette date dans la région.
La ventilation départementale fournie par la préfecture fait apparaître 665 636 euros pour le Cher, 1 071 773 euros pour l’Eure-et-Loir, 483 912 euros pour l’Indre, 898 140 euros pour l’Indre-et-Loire, 829 939 euros pour le Loir-et-Cher et 1 488 357 euros pour le Loiret. Sur ce point, les chiffres viennent directement de la communication régionale de l’État.
En revanche, le dossier consulté ne permet pas de vérifier projet par projet quels équipements, travaux ou opérations se cachent derrière ces montants. La page de la préfecture mentionne bien un fichier XLSX de programmation des opérations financées, mais ce tableur n’était pas lisible via l’outil de consultation utilisé ici. Faute de ce document exploitable, il serait imprudent d’énumérer des projets précis.
Sur les critères de sélection, le cadre officiel existe. La circulaire interministérielle publiée sur Légifrance, signée le 1er avril 2026 et mise en ligne le 3 avril, fixe les règles d’emploi des dotations d’investissement. Selon son résumé, elle met explicitement l’accent sur la simplification de l’action publique locale et sur la priorité donnée aux investissements en faveur de la transition écologique.
Maire-Info, quotidien de l’Association des maires de France, lit cette circulaire comme la confirmation d’un « verdissement » des aides. Le média souligne aussi, en s’appuyant sur ce texte, l’attention affichée à l’équilibre territorial et aux territoires ruraux, la reconduction d’un guichet unique DETR/DSIL et la bascule vers 2026 des dossiers 2025 non instruits.
Localtis, publication de la Banque des Territoires, décrit de son côté les nouveautés pratiques du millésime 2026 pour les collectivités. Là encore, l’analyse repose sur la même circulaire : volume global de 2 milliards d’euros de dotations d’investissement, articulation avec le Fonds vert, simplification des démarches et recherche de cofinancements, notamment européens.
Ces lectures convergent donc sur le cadre administratif général, mais elles ne prouvent pas à elles seules la manière dont les préfets ont arbitré entre les dossiers en Centre-Val de Loire. Le point décisif pour répondre à la question des critères réellement appliqués reste le tableau détaillé des opérations et, au-delà, les motivations locales de sélection, absentes des notes disponibles.
La question du calendrier mérite aussi d’être relevée. Maire-Info indique que, selon la circulaire, les préfets devaient avoir sélectionné et notifié les projets avant le 30 juin 2026. La préfecture régionale publie pour sa part un état des montants engagés au 31 juillet. Ces deux informations ne sont pas contradictoires en soi : une notification et un engagement comptable ne recouvrent pas nécessairement le même stade administratif. Mais elles invitent à distinguer l’annonce de sélection, l’engagement des crédits et le décaissement effectif.
Sur la comparaison avec l’exercice précédent, les chiffres disponibles suggèrent un niveau d’engagement 2026 encore très inférieur à celui affiché en fin d’année 2025. La page consacrée à 2025 par la préfecture mentionne 13 990 064 euros engagés au 31 décembre 2025 pour les six départements, contre 5 437 757 euros engagés au 31 juillet 2026. Cette comparaison reste toutefois partielle, puisqu’elle oppose une photographie intermédiaire de 2026 à un bilan de fin d’année 2025.
La même prudence vaut pour les enveloppes globales. La publication 2025 mentionne une dotation régionale de 16 765 738 euros après déduction d’une enveloppe de DSIL contractualisée au titre du CPER 2021-2027 de 4 370 200 euros. Dans les notes disponibles sur 2026, on dispose seulement du total engagé au 31 juillet, sans élément assez précis pour comparer à périmètre strictement identique l’enveloppe régionale initiale, la part éventuellement contractualisée ou le rythme de consommation des crédits.
Au total, un fait est solidement établi par la source primaire régionale : au 31 juillet 2026, le Loiret est le département le plus doté en montants engagés dans cette mise à jour, devant l’Eure-et-Loir, tandis que l’Indre apparaît comme le moins doté à cette date. En revanche, il n’est pas possible, sur la base du seul dossier consulté, de conclure sur l’équité fine de la répartition, sur la nature exacte des projets retenus ni sur la rapidité réelle du soutien jusque dans les trésoreries locales. C’est précisément là que la communication de l’État demande encore à être confrontée aux dossiers détaillés et aux retours des élus concernés.

